
L’éducation du chiot : intégrer correctement le chiot dans la famille
Lorsque vous adoptez votre chiot, il a déjà 8 semaines de vie et d’expérience qui lui ont forgé un certain « caractère ». Pour ces raisons, les étapes...

La dermatite atopique canine est une maladie chronique fréquente chez le chien. Si les symptômes en sont assez caractéristiques, donc faciles à identifier, le traitement en revanche est plus problématique. Une guérison complète est rarement obtenue, mais il est possible de limiter la fréquence et la gravité des troubles.
La dermatite atopique canine est une prédisposition héréditaire à développer des réactions allergiques à des allergènes de l’environnement : protéines de l’alimentation, acariens de poussières, pollens, moisissures… Si l’allergie est le facteur primaire, d’autres facteurs, tels que des anomalies de la peau (sécheresse cutanée en particulier) interviennent dans l’apparition des symptômes. Ces anomalies sont à l’origine de lésions localisées, notamment dans les zones de friction, ce qui facilite l’infection de la surface de la peau par des bactéries ou des levures (champignons microscopiques). Ces infections maintiennent et aggravent l’inflammation primaire.
Certaines races de chien sont particulièrement prédisposées : bulldog anglais, bouledogue français, labrador et golden retriever, Shar-peï, Shih Tzu, West Highland white terrier, cavalier King Charles…
On suppose que la dermatite atopique est d’origine génétique, mais les gènes incriminés n’ont pas encore été mis en évidence.
La maladie apparaît le plus souvent chez les jeunes chiens, entre l’âge de 6 mois et 3 ans.
L’allergie se manifeste essentiellement par un prurit (démangeaisons) : le chien se gratte énormément, la peau devient rouge, les poils des zones concernées tombent. Si le chien continue de se gratter, la peau s’épaissit, prenant un aspect cartonné de couleur foncée. Des surinfections cutanées sont fréquentes.
Les lésions sont essentiellement localisées à l’extrémité de la face (lèvres et menton), aux paupières, à la face interne des pavillons de l’oreille (dans plus de la moitié des cas, la dermatite s’accompagne d’otite), aux espaces entre les doigts, au ventre ainsi qu’à la face interne des épaules et des cuisses.
Puisque la dermatite atopique est d’origine allergique, le meilleur des traitements consisterait à supprimer la cause de l’allergie ! Le système immunitaire du chien ne serait plus stimulé, et le chien ne se gratterait plus !
Malheureusement, cela n’est pas aussi simple, puisque le plus souvent, c’est l’association de plusieurs éléments de l’environnement qui provoque les symptômes. La situation peut être améliorée si l’on arrive à déterminer l’élément majeur déclenchant. Comme il s’agit souvent d’un allergène d’origine alimentaire, dans 1/3 des cas, la dermatite est améliorée par la mise en place d’un régime hypoallergénique. Il s’agit d’un menu qui ne contient pas d’ingrédients auxquels le chien pourrait être sensibilisé ; pour cela, on utilise des ingrédients inhabituels dans l’alimentation du chien (canard, lapin, foie de volailles, poisson, pomme de terre, tapioca…), où on fait subir aux protéines de l’aliment un traitement enzymatique, l’hydrolisation, qui leur fait perdre leur pouvoir allergénique.
De même, la population d’acariens de poussière de maison peut être limitée par l’utilisation d’un matériel de couchage imperméable, le nettoyage régulier des sols (aspirateur avec filtre) et une bonne aération de l’habitation.
Les acides gras oméga 3 apportés par les huiles de poisson peuvent être également très utiles en freinant la synthèse des médiateurs de l’inflammation, déclenchée par la présence des allergènes.
Le traitement des complications infectieuses passe par une prescription d’antibiotiques (contre les bactéries) ou d’antifongiques (contre les champignons).
Si les modifications alimentaires et la complémentation en acides gras ne suffisent pas à contrôler les démangeaisons,
il est possible d’administrer des médicaments anti-inflammatoires stéroïdiens : dérivés de la cortisone localement ou prednisolone par voie orale. Ces substances sont très efficaces, mais elles ne peuvent être utilisées à long terme en raison de leurs nombreux effets secondaires : prise de poids, amincissement de la peau, augmentation de la sensibilité aux infections, apparition de problèmes hormonaux… Un suivi vétérinaire est indispensable pour la prescription des anti-inflammatoires : il s’agit de trouver la plus petite dose qui soulage l’animal sans entraîner d’effets secondaires trop importants.
Dans les cas les plus graves, il est possible de mettre en place un traitement immunosuppresseur, généralement à base de ciclosporine, à très long terme (plusieurs années). Ce traitement supprime certaines cellules impliquées dans la mise en place de l’atopie.
L’immunothérapie ou désensibilisation, qui consiste à administrer par injections sous-cutanées des doses
progressivement croissantes d’allergènes, est efficace dans plus de la moitié des cas de dermatite atopique, à condition que les allergènes responsables soient parfaitement identifiés. Ce traitement doit souvent être maintenu à vie, avec des injections d’entretien tous les un à deux mois.
La peau forme une barrière naturelle qui empêche la pénétration des allergènes de l’environnement. Pour renforcer son efficacité, plusieurs actions sont possibles :

Un traitement antiparasitaire externe (anti-puces) rigoureux est indispensable, et tous les animaux vivants sous le même toit doivent être traités en même temps.
Une allergie (ou hypersensibilité) est une réaction anormale, inadaptée et excessive du système immunitaire de l’organisme au contact d’une substance, généralement étrangère à l’organisme, appelée allergène. Pour que l’allergie survienne, il est nécessaire qu’un premier contact ait lieu entre l’allergène et l’organisme. Après cette phase de sensibilisation, les cellules reconnaissent soudain comme dangereuses des substances habituellement bien tolérées. À leur contact, le système immunitaire alerte l’organisme et déclenche la synthèse d’une cascade de médiateurs conduisant à une réaction inflammatoire et à la production d’immunoglobulines de type E.
Une dermatite est une inflammation de la peau.
L’atopie est une prédisposition génétique aux allergies.
La dermatite atopique n’est nullement contagieuse, ni à l’Homme ni aux autres animaux. Par contre, elle est probablement héréditaire. Il est donc fortement déconseillé de faire reproduire les chiens présentant une dermatite atopique sévère sous peine de voir apparaître les mêmes manifestations cliniques chez cette descendance.

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