
L’éducation du chiot : intégrer correctement le chiot dans la famille
Lorsque vous adoptez votre chiot, il a déjà 8 semaines de vie et d’expérience qui lui ont forgé un certain « caractère ». Pour ces raisons, les étapes...

Les troubles du développement chez le chien sont dus à des erreurs au cours de l’élevage et/ou de l’éducation. Les connaître permet de prévenir l’apparition de ces troubles qui peuvent être très handicapants pour la vie au quotidien avec votre animal.
Votre chiot a peur de tout, est incapable de sortir dans la rue, a peur des personnes étrangères ou de certaines catégories d’humains et est malpropre : ce sont les principaux signes d’une maladie comportementale qui s’appelle le syndrome de privation.
Cette maladie se déclare chez des chiots élevés dans des milieux hypostimulants, c’est-à-dire dans lesquels ils n’ont pas rencontré les éléments et les événements de la vie du quotidien. Ce sont des chiots qui ont grandi dans des élevages de mauvaise qualité, en cave ou dans le fond d’une grange, sans aucun autre contact avec l’humain que l’apport de la gamelle quotidienne à la mère, sans être sortis de leur box, sans parfois ne serait-ce qu’avoir vu la lumière du jour.
Une fois à la maison, ils sont confrontés à toute une série d’informations qui leur sont totalement inconnues donc hostiles : les bruits du quotidien, les hommes ou les enfants, le bruit de l’aspirateur, le bruit des voitures, le claquement d’une porte, la sonnerie du téléphone…
Les signes apparaissent dès les premiers jours qui suivent l’arrivée du chiot. Pour les cas les moins graves, le chiot présente des peurs vis-à-vis d’éléments identifiables : peur des hommes par exemple pour les chiots qui ont été élevés par une femme ou peur de certains bruits qu’ils n’ont jamais entendus auparavant (aspirateur, cocotte-minute, lave-linge, voiture…). Ces peurs se transforment rapidement en agressions qui peuvent entraîner des morsures violentes si le chien se sent acculé, dans l’impossibilité de fuir ce qui lui fait peur.
Dans les cas plus avancés, le chiot est très inhibé, n’accepte de manger que la nuit et ne supporte aucun changement dans son mode de vie.
Des situations dramatiques se rencontrent chez des chiots complètement dépressifs, présentant de graves troubles du sommeil, de la malpropreté sur le lieu de couchage et une inhibition totale du comportement.
> Par peur, ces chiens sont dangereux, car ils ne contrôlent alors plus la morsure.
Plus le trouble est identifié rapidement et plus les chances de récupérer sont bonnes :
Le pronostic dépend aussi de la présence d’agressions qui sont dangereuses, en particulier pour les peurs vis-à-vis de l’humain.
Le traitement de ces chiens est long et demande un effort important en termes de temps et de coût.
L’agitation, l’excitation et l’incapacité à arrêter un comportement ou une activité sont les principaux signes de la deuxième maladie induite par des erreurs d’élevage et de développement : le syndrome d’hypersensibilité/hyperactivité.
Les premières descriptions des propriétaires de ces chiens « tout fous » concernent les destructions : elles sont importantes, en présence ou en absence des maîtres, dès le plus jeune âge et touchent les objets de la maison, les fleurs du jardin, les murs, les objets qui traînent… Il n’est pas rare que le chien avale ce qu’il détruit, parfois jusqu’à l’occlusion intestinale. Ces destructions sont souvent accompagnées d’agitation et le chien est décrit comme nerveux, en permanente activité. Ces chiots dorment peu et sont toujours sur le qui-vive. Il est souvent difficile d’apprendre à ces chiens les rudiments de l’éducation. Enfin, ces chiots mordillent de façon incontrôlée et peuvent se révéler avec le temps agressifs.
Cette maladie résulte d’un élevage en milieu hypostimulant (chenil, magasins, cave…) et une absence de sanction lorsque le chiot mordille : il s’agit de chiots orphelins, séparés trop tôt de la mère ou de propriétaires négligents sur ce point d’éducation. C’est entre la 5e et la 7e semaine de vie que cette capacité d’adaptation du chiot se met en place, par un apprentissage des éléments et des événements de la vie et un apprentissage des autocontrôles. Au-delà de cet âge, les capacités d’apprentissage sont bien moindres et ce qui n’a pas été acquis ne le sera que très difficilement par la suite.
Le pronostic dépend de l’âge au début du traitement et de l’importance des symptômes, du gabarit du chien, de son mode de vie et de la motivation des propriétaires :
Dans certains cas les deux types de troubles du comportement peuvent coexister, ce qui complique encore la prise en charge.

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